25 février 2010

CHAPITRE 6 : La troisieme République 1879-1914

INTRO

  • 1879 : Démission de Mac Mahon.
  • 1914 : Déclaration de guerre.
  • Raymond Poincaré : Président de la République (centre droit)
  • René Viviani : Président du conseil (socialiste)
  • Gouvernement d’union sacré (regroupant tout les partis)

1/ Enracinement de la République

a ) Principes , valeurs & symboles

  • Drapeau tricolore
  • La liberté guidant le peuple, Delacroix (Marianne)
  • L’hymne : la Marseillaise (devenue officielle au début de la III ème République) 
  • Le service militaire : formation des citoyens et défense face aux allemands 
  • Les écoles : Instruction des valeurs aux nouvelles générations 

Par ces symboles , la république s’inscrit dans le quotidien des populations, dans les paysages et contribue à l’unification de la nation.

Mises en scène de la République :

·         Inauguration à Nice le 25/04/1909 d’un monument pour Gambetta

·         Zola au Panthéon

·         Voyages Présidentiels 

b) Des lois qui enracinent la République

Des lois émancipatrices :

·         1880 : Liberté de réunion

·         1881 : Liberté de presse et d’affichage

·         1884 : Les syndicats sont autorisés. Liberté de conscience. Rétablissement du divorce. Loi municipale.

·         Lois scolaires de Jules Ferry : 1881 : Enseignement primaire gratuit. 1882 : Laïcité et Obligatoire pour les 6/13 ans. Les maitres sont des « hussards de la République » , ils sont très respectés grâce à la méritocratie. Lors de l’apprentissage de la géographie , l’alsace et la lorraine sont présentes sur les cartes afin d’entretenir l’esprit de revanche.

Séparation église et Etat :

·         En 1905, l’église et l’état sont séparés. Avant c’était le concordat , un accord entre Rome et l’état.

·         Cette décision est la conséquence de l’affaire Dreyfus

2/ Des crises 

a ) La crise boulangiste 1889

Durant la préparation de la guerre contre l’Allemagne, l’armée est considérée comme « l’enfant chéri de la République ».Boulanger était ministre de la guerre. Il était apprécié grâce à des mesures symboliques comme : l’autorisation du port de la barbe pour les soldats, utilisation de nouveaux fusils, meilleure alimentation pour les soldats..

Suite à un incident diplomatique il est contraint de quitter le pouvoir. Sa popularité due au faite qu’il est antiallemand lui permet de faire une carrière politique (page 145 document 3).

L’assemblée est dissoute , une nouvelle constitution est élaborée, on entre donc dans une nouvelle république. Celle-ci est antiparlementaire et anticorruption et gagne le soutien de beaucoup de monde.

Page 154 : En 1889, Boulanger est élu député de Paris, à ce moment Paris bascule à droite.Il ne souhaite pas prendre le pouvoir par la force et le gouvernement face aux proches élections souhaite le freiner dans son élan. Boulanger fuit à Bruxelles pour retrouver sa maîtresse (information révélée par G. Clemenceau). Celle-ci meurt de la tuberculose et le 30 septembre 1891 Boulanger se suicide sur sa tombe.

b ) Le scandale de Panama : 1892

La construction du canal de Panama coûte extrêmement cher et il manque des fonds. La presse et les hommes politiques sont alors corrompus par l’état pour dire que « tout va bien ». On demande aux français possédant des actions dans cette construction de verser de l’argent mais la société fait faillite et les personnes sont ruinées. On dénonce alors les corrompus. L’extrême droite se déchaîne (antisémitisme). Clémenceau perd sa place de député suite à des liaisons avec certains corrompus. Il fonde alors « l’Aurore ».

c ) L’affaire Dreyfus

L’affaire Dreyfus commence en 1894 et se terminera en 1906. Il s’agit d’une affaire d’espionnage.

Un bordereau comportant des informations sur la France est retrouvé dans la poubelle de l’ambassadeur allemand « Schwarzkoppen ». La France conclut à la présence d’un espion dans l’armée Française. On arrête Dreyfus , accusé de haute trahison. A ce moment là régnait déjà un certain antisémitisme ( Journal :  La libre parole , Edouard Dumont ). Les juifs sont considérés comme apatrides. Le tort de Dreyfus était qu’il était juif , alsacien et riche. Il ne connaît pas le chef d’accusation à son encontre. On fabrique des preuves de toutes pièces.

Il est condamné à l’unanimité à la déportation perpétuelle sur l’ile du diable en Guyane et dégradé en 1895.

En 1896, un nouveau télégramme est découvert. Le commandant Picquart fait comparer l’écriture du premier avec celui-ci. Le verdict tombe : l’expéditeur est le même. On ne dévoile pas cette information afin de ne pas blesser l’image de l’armée qui a commis une erreur. Le véritable coupable se nomme Esterhazy, un hongrois, très dépensier. Il a donc certaine commis cette faute afin d’avoir de l’argent. On trouve de faux documents contre Dreyfus afin d’innocenter Esterhazy.

La famille Dreyfus mène une campagne et obtient le soutient d’intellectuels : Emile Zola, Marcel Proust, André Gide, Charles Péguy, Lucien Herr. Jean Jaurès tout d’abord hostile au juif, se pose des questions.

En novembre 1897, Esterhazy est acquitté. Picquart quant à lui est condamné !

Le 13 janvier 1898 dans l’Aurore, parait l’article « J’accuse », une lettre ouverte à Monsieur le Président de la République par Emile Zola. L’article est qualifié de diffamant, car il nomme sans preuves. Zola est jugé pour diffamation.

La France est divisé entre Dreyfusard et antidreyfusard (Caricature « Caran d’Ache »). L’église prend parti pour les antidreyfusards.

Le 23 février 1898 Zola est condamné à la peine maximum : 3 000 Francs d’amende et un an de prison. Il s’exile en Angleterre.

Le 30 aout 1898 Henry avoue devant le ministre de guerre avoir fabriqué de fausses preuves. Il est emprisonné et retrouvé mort le lendemain.

En juin 1899 Picquart est libéré. Dreyfus bénéficie de la grâce présidentielle et revient d’exil. Cependant l’armée refuse l’humiliation et celui-ci est recondamné à 10 ans de travaux forcés. C’est le début du sionisme avec Théodore Herzl.

Le 21 juillet 1906 Dreyfus est réhabilité. Il est promu au poste de chef de bataillon et reçoit la légion d’honneur.

La III ème République est renforcée. L’armée est affaiblie et l’Eglise discréditée du fait de sa non neutralité. La presse joue un grand rôle dans l’opinion publique. L’antisémitisme a démontré sa dangerosité. L’idée d’un été d’Israël est crée. Zola meurt en 1902 dans des circonstances troublantes (asphyxie au monoxyde de carbone).

3/ La vie politique sous la III ème  République ( 1879-1914 )

a ) Une République qui gouverne au centre

C’est une période de libéralisme économique et de réformes modérés. Les extrêmes représentent des minorités. La politique se fait à présent entre républicains.

Les présidents :

·         Jules Grévy ( 1879-1887 ) . Il est le premier président a effectuer un mandat complet. Il est réélu en 1885. Son gendre travaille à l’Elysée. Celui-ci monnaye les légions d’honneur ! Grévy est contraint de démissionner. 

·         Sadi Carnot ( 1887-1894 ). Il est assassiné par un anarchiste italien à la fin de son mandat. Il est enterré au Panthéon. Lors de son mandat on éclatait les crises Boulanger et Panama. 

·         Jean Casimir-Périer ( 1894-1895 ). Au bout de six moi  et 20 jours il démissionne car il été devenu dépressif. 

·         Félix Faure ( 1895-1899 ) . Son mandat a été marqué par une expansion coloniale, l’affaire Dreyfus. Il meurt d’une congestion cérébrale à l’Elysée (suite à un rapport avec sa maitresse Marguerite Steinheil qui est alors surnommée « la pompe funèbre »). 

·         Emile Loubet ( 1899-1906 ). Son mandat est marqué par la séparation Eglise-Etat. 

·         Armand Fallières ( 1906-1913 ). Son mandat est marqué par l’occupation du Maroc. Il était favorable à la Triple Entente. 

·         Raymond Poincaré ( 1913-1920 ). C’est la première guerre mondiale. Poincaré crée le « franc Poincaré » pour sauver la monnaie française. 

Les présidents du conseil :

·         Clémenceau ( 1906-1909 ) : « Les brigades du tigre » Renforcement des forces de police contre la criminalité.

·         Léon Gambetta ( 1881-1882 ) . Il meurt d’une septicémie peu de temps après avoir été élu.

·         Jules Ferry . Il a été président du conseil a plusieurs reprises. Il a marqué les réformes de l’instruction publique ainsi que la colonisation.

·         Aristide Briand. Il a été 11 fois président du conseil et 23 fois ministres.

b ) Des opposants à la République

·         Les royalistes : Charles Mourras . Les royalistes appartiennent désormais à l’extreme droite.

·         La droite nationaliste :  Elle souhaite que le président ait plus de pouvoir et que le système change.

·         Les socialistes révolutionnaires : Ils ne se révoltent plus mais souhaitent des élections.

·         Les anarchistes : Ils rejettent la démocratie.

CONCLUSION

La troisième République était parlementaire , l’Assemblée nationale y était donc toute puissante . Il y avait une logique de coalition : plusieurs partis sont au pouvoir , le centre gauche et le centre droit.

Durant les années 1880 , les « opportunistes » font leur apparition. Ils profitent du contexte politique et sociale pour faire passer des réformes. Par exemple Jules Ferry.

A « la belle époque » , les radicaux sont centristes.

Le personnage important sous la troisième République est le président du conseil. Le président de la République représente la France et est présent pour le protocole.

A la veille de la guerre, la République est très largement soutenue :

·         Par les campagnes qui sont attachées à la terre

·         Par les classes moyennes grâce à la méritocratie

·         Par les nobles qui s’adaptent

Posté par gwenaelle148 à 17:35 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur CHAPITRE 6 : La troisieme République 1879-1914

    \(^o^)/

    Tu gères buahaha ! Un cour tout entier ... c'est mieux .

    Posté par Inès, 26 février 2010 à 19:21
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