25 février 2010

CHAPITRE 5 : La France de 1848 à 1879

INTRO

En 1848, c’est le début d’une révolution en France qui s’étend en Europe en Février. On appellera cette révolution « le printemps des peuples ». C’est la fin de la monarchie de juillet que dirigeait Louis Philippe. C’est le début de la II ème république. En 1879, la république devient « républicaine » avec  la III ème République. En effet, auparavant celle-ci était monarchique.

1/ 1848-1870 : De la II ème république à la défaite de Sedan en septembre 1870

a ) L’échec de la II ème République ( 1848-1851 )

Page 114 : Toutes les tensions politiques s’accumulent à Paris . Louis Philippe est contraint d’abandonner le pouvoir . La monarchie parlementaire avec le suffrage censitaire ne fonctionne pas (seules les personnes payant des impots pouvaient voter , soit environ 100 000 personnes seulement).

En 1848 , Victor Schoelcher fait abolir l’esclavage .

La majorité électorale est rurale est appartient au parti de « l’ordre » . En effet , cette population ne désire pas de grandes réformes . Il n’y a pas d’isolement et il n’y a qu’un type de vote .

Les institutions créent les postes de la République : Le président . Louis Napoléon Bonaparte est élu pour 4 ans. Il ne peut pas être réélu car à cette époque , la population à peur d’un pouvoir « personnel » . Il est élu grâce à son oncle Napoléon I er ( Mémorial de Sainte Hélène ).

Adolphe Thiers ( homme politique ) à dit de lui qu’il était « un crétin qu’on mènera par le bout du nez ».

Pour la première fois  on utilise le palais de l’Elysée comme résidence officielle du pouvoir .

Page 117 document 6 : Le 2 décembre 1851 c’est le coup d’état ! ( Le 2 décembre a toujours joué une date importante dans l’histoire de France : 2/12/1804 sacre de Napoléon premier & 2/12/1805 Austerlitz ) . Ce coup d’état survient car l’assemblée ne voulait pas sa réélection. Les parisiens manifestent, l’armée tire dans la foule . Un an plus tard , on passe au 2nd Empire .

b ) Le 2nd Empire ( 1852-1870 )

Le second Empire est associé au Bonapartisme (Napoléon III). Il se définit entre dictature et démocratie. A la fin, le second Empire est libéral. C’est le retour du suffrage universel.

Napoléon utilise à de multiples reprises le plébiscite : Le peuple doit alors dire s’il soutient le pouvoir en votant par OUI ou NON  . Ceci permet de légitimer le pouvoir . [ Attention : Un plébiscite est différent d’un référendum , il ne s’agit pas ici de répondre a une question ]

L’instauration d’un candidat officiel aux élections législatives permet une majorité dans le corps législatif . Pour profiter du pouvoir , il faut voter pour ce candidat : « césarisme démocratique ».

Les français souhaitaient du calme et le second Empire fut pour eux une bonne solution. De plus, grâce à la révolution industrielle, ils s’enrichissaient.

Cependant la France n’est pas en « paix ». Afin d’entretenir l’image de Napoléon, elle participe à certains conflits :

·         1854-1856 : Guerre de Crimée (mer noire, propriété du Tsar de Russie). Intervention franco-anglaise contre la disparition de l’Empire Ottoman. Victoire de Sebastopole.

·         1859 : Guerre d’Italie. Napoléon soutient le Piémont-Sardaigne contre l’Autriche. Les victoires de Magenta et Solferino sont de véritables massacres. Ceci est constaté par Henry Dumont un journaliste. La croix rouge est crée. La France récupère la Haute-Savoie et la Savoie ainsi que les Alpes maritimes ( Nice )

·         1861-1867 : Guerre du Mexique (guerre de sécession aux USA). Le Mexique ne rembourse pas ses dettes aux Français ainsi qu’aux anglais et espagnols . On prend donc la décision d’envahir le Mexique. On crée un Empire au Mexique à la tête duquel on place Maximilien de Habsbourg. Une guérilla éclate alors bientôt , les français s’en vont , Maximilien ne veut pas partir : Celui-ci est fait prisonnier puis fusillé par les mexicains.

·         1870 : Guerre franco-prussienne. Le prétexte de cette guerre est l’Espagne. Mais l’armée française est deux fois trop faible. Le 2 septembre 1870 , elle est encerclée à Sedan.

C’EST LA CHUTE DE NAPOLEON III . PROCLAMATION DE LA REPUBLIQUE

2/  1870-1879 : Une république face à ses adversaires

a ) La guerre de 1870-1871

Page 128  « De la fin du second Empire » :  Suite à la défaite de Sedan le 2/09/1870 les députés votent une République. Le gouvernement provisoire de défense nationale est dirigé par Léon Gambetta. Cependant la guerre se poursuit. Fin 1870 , Paris est encerclé et subit un siège terrible. De nouvelles troupes sont levées.

Gambetta , à l’image de la bataille de Valmy (09/1792), souhaite mettre un « coup d’arrêt » à cette guerre .

Le gouvernement est évacué par montgolfière vers Tours et Bordeaux. Les prussiens et les allemands prennent possession du territoire. On discute des « préliminaires de paix ». Bismarck exige un  « vrai » gouvernement et donc des élections. Le temps de celle-ci, un week-end, la guerre connait une trêve.

Page 129 : Le 8/02/1971 Une nouvelle assemblée est constituée. La majorité des sièges est monarchiste (Orléanistes & Légitimistes).

Le gouverne provisoire dans cette nouvelle assemblée est minoritaire . Pour cause , celui-ci souhaitant poursuivre la guerre alors que le parti sortant désire la paix.

Adolphe Thiers revient au pouvoir ! Les « préliminaires de paix » aboutissent au traité de Francfort. Celui-ci établi que la France perd l’Alsace ainsi que des parties de Meurthe & Moselle. La France est condamnée à payer les dommages de guerre (Environ 3 milliards de francs). Paris est humilié et souffre de famine, de pénurie. Lors du défilé des prussiens sur le champs de Mars , elle est achevée.

Les parisiens rassemblent de l’artillerie sur la butte Montmartre mais Alphonse Thiers a peur. Il fait retiré les canons par l’armée mais celle-ci ne dispose pas des chevaux pour se faire.  Le régiment bascule dans la mutinerie et les généraux sont fusillés.

b ) La Commune de Paris : Printemps 1871

Il s’agit d’une forme de rébellion face au pouvoir. Les radicaux républicains, sans culottes, souhaitent prendre le pouvoir. Ceci aboutit à une guerre civile. Le pouvoir se replie vers Versailles. A Paris , le gouvernement est insurrectionnel ( communards). A l’extérieur de Paris , les Prussiens maintiennent l’ordre alors que Paris est en pleine guerre civile.

Les communards décide de détruire la colonne impériale, place Vendôme, symbole du pouvoir. En mai  71, cette guerre civile à une fin dramatique : « La semaine sanglante » du 21 au 26 mai. 130 000 soldats envahissent Paris contre 30 000 communards. C’est un vrai massacre. Les derniers combats ont lieu au cimetière du Père Lachaise. Les derniers communards sont fusillés « mur des fédérés ». Le Palais des tuileries est brulé ; il ne sera jamais reconstruit.

Le bilan est dramatique : Guerre civile mais également sociale  (Marx) ; 20 000 morts dont 3 500 fusillés ; 38 000 arrêtés dont 10 000 condamnés ; 8 000 déportés dans les colonies.

A la suite de ces évènements , Paris devient une ville différente. Elle devient conservatrice, plus à droite. La gauche extrémiste s’éloigne de la République. En 1880, l’armistice est signée et des communards libérés  (dont Louise Michel).

c )  La république monarchiste 1871-1879

La France est en paix. Cependant, les prussiens attendent de percevoir les indemnités afin de quitter le territoire. Les français payent vite et les prussiens s’en vont.                           

Pour les légitimistes , il faut oublier la révolution ,celle-ci est passée et les bourbons doivent prendre le pouvoir. Pour les orléanistes, la révolution doit être considérée et les orléanistes .

Adolphe Thiers est écarté du pouvoir en 1873 et est remplacé par Mac Mahon, un commandant Versaillais. Celui-ci promet de quitter le pouvoir si un candidat à la monarchie se présente :  2 candidats postulent alors : Philippe d’Orléans et Henri comte de Chambord.

Selon un accord, Henri(V) devait être mis au pouvoir et celui-ci n’ayant pas d’enfant, à sa mort lui succéderai Philippe. Mais Henri a une exigence :  il souhaite que le drapeau blanc à fleur de lys soit rétabli. On crée donc le septennat car l’on pense que le comte de Chambord décèdera rapidement. Mais en 1876 le contexte politique est différent et il est impossible de mettre en place le compromis. Les républicains sont majoritaires. Déjà en 1875 à l’amendement Wallon et à la question «La France est-elle une République ? », il avait été répondu « OUI ».

En 1877 une crise éclate car la France n’a pas de « vrai » patron. Mac Mahon, monarchiste, est désigné président du conseil. L’assemblée refuse de voter quoi que ce soit. L’assemblée est dissoute. Une campagne électorale est lancée avec à sa tête Gambetta. C’est une victoire républicaine !

Mac Mahon se soumet puis démissionne en 1879 car la majorité républicaine est alors présente à l’assemblée ainsi qu’au sénat. Jules Grevy est alors le premier président républicain ( on peut le distinguer par le port de la barbe). Il s’engage à ne pas dissoudre l’assemblée. Il déteste Gambetta et ne le nomme pas immédiatement président du conseil.

A PARTIR DE 1879 , LA TROISIEME REPUBLIQUE EST PARLEMENTAIRE

CONCLUSION

La France en 1879 a écarté plusieurs solutions politiques : Pas de monarchie, pas de bonapartisme, pas de république radicale. Place à une république modérée et centriste.

Posté par gwenaelle148 à 09:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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